L’arbre en tant qu’individu
Intégrer les trognes dans un système agricole
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Des «arbres de travail» productifs, avec de multiples avantages environnementaux
L'étêtage des arbres optimise la production de biomasse renouvelable et facilite la production locale de bois de chauffage, de broyat de bois ou de fourrage. Les arbres étêtés ont une durée de vie accrue et ils résistent mieux au vent et à la sécheresse. Leurs troncs creux, branches et racines, abritent une grande biodiversité. L’étêtage s’adapte à une large palette d’usages, de contextes et de hauteurs!
L'étêtage des arbres est une pratique traditionnelle, répandue dans le monde entier. La technique consiste à réduire la hauteur de l'arbre (généralement un arbre à feuilles caduques) en supprimant ses branches supérieures. Un arbre étêté produira pendant des siècles s'il est correctement géré.
Un têtard peut être créé sur un arbre existant, des semis naturels, une plantation ou des arbres bouturés (saules, peupliers). Le bon diamètre du tronc lors du premier étêtage se situe entre 5 et 10 cm : sur un vieil arbre au diamètre plus important, les bourgeons dormants seront moins actifs et l'arbre sera plus sensible au dessèchement et aux coups de soleil.
Il est recommandé d'effectuer des cycles de taille plus fréquents sur un jeune têtard pour renforcer la base. La réaction de l’arbre à l’étêtage varie selon l’espèce : le platane, le frêne et l’érable champêtre ne posent pas de difficultés. La première année, les bourgeons dormants sont souvent activés sur tout le tronc. Après la pousse printanière, avant qu’ils deviennent ligneux, les gourmands peuvent être facilement enlevés à la main.
La taille doit être effectuée par une personne expérimentée et avec des outils professionnels. Elle dépend de la forme et des usages qu’on souhaite donner à l’arbre, mais la règle principale est de couper au-dessus de la dernière section pour ne pas endommager la tête du jeune têtard .
Un têtard peut être créé sur un arbre existant, des semis naturels, une plantation ou des arbres bouturés (saules, peupliers). Le bon diamètre du tronc lors du premier étêtage se situe entre 5 et 10 cm : sur un vieil arbre au diamètre plus important, les bourgeons dormants seront moins actifs et l'arbre sera plus sensible au dessèchement et aux coups de soleil.
Il est recommandé d'effectuer des cycles de taille plus fréquents sur un jeune têtard pour renforcer la base. La réaction de l’arbre à l’étêtage varie selon l’espèce : le platane, le frêne et l’érable champêtre ne posent pas de difficultés. La première année, les bourgeons dormants sont souvent activés sur tout le tronc. Après la pousse printanière, avant qu’ils deviennent ligneux, les gourmands peuvent être facilement enlevés à la main.
La taille doit être effectuée par une personne expérimentée et avec des outils professionnels. Elle dépend de la forme et des usages qu’on souhaite donner à l’arbre, mais la règle principale est de couper au-dessus de la dernière section pour ne pas endommager la tête du jeune têtard .
L'équipement nécessaire est simple et bon marché : scie d'élagage ou scie à main japonaise, crochet de billard, sécateur-élagueur. Les outils sur perche sont utiles pour les travaux en hauteur sans avoir à utiliser d'échelle. Une hache peut également être utilisée si elle est manipulée correctement.
L'utilisation d'équipements motorisés (sécateur, tronçonneuse) est bien entendu possible (dans le respect des règles de sécurité). Aucun mastic ou autre matériau protecteur n'est appliqué sur les encoches.
La mécanisation se développe, utilisant des cisailles montées sur bras articulés. Développés pour les opérations forestières, ils ne sont pas tous adaptés à l'épaisse couronne d'un têtard.
L'utilisation d'équipements motorisés (sécateur, tronçonneuse) est bien entendu possible (dans le respect des règles de sécurité). Aucun mastic ou autre matériau protecteur n'est appliqué sur les encoches.
La mécanisation se développe, utilisant des cisailles montées sur bras articulés. Développés pour les opérations forestières, ils ne sont pas tous adaptés à l'épaisse couronne d'un têtard.
Les arbres étêtés traditionnellement, taillés à la serpe ou à la hache, étaient récoltés tous les 7 à 9 ans pour les bûches, le bois de chauffage, le charbon de bois ... Les arbres fourragers sont taillés plus souvent, entre 3 et 5 ans pour maximiser le feuillage. Selon les espèces et les utilisations, les cycles d'étêtage peuvent aller de 1 à 15 ans.
Les arbres têtards sont généralement récoltés en hiver (repos végétatif). Cependant, certains d'entre eux sont récoltés pendant l'été pour le fourrage. Autrefois, l'étêtage était effectué pendant la période lunaire descendante pour la plupart des espèces.
Les arbres têtards sont généralement récoltés en hiver (repos végétatif). Cependant, certains d'entre eux sont récoltés pendant l'été pour le fourrage. Autrefois, l'étêtage était effectué pendant la période lunaire descendante pour la plupart des espèces.
L'investissement en temps et en argent dépendra de la gestion que vous choisirez : manuelle ou mécanisée.La gestion manuelle demandera un faible investissement car les outils sont plutôt bon
Marché : 100 € pour une scie à main professionnelle ou un sécateur et environ 700 € pour une tronçonneuse. L'investissement total est généralement d'environ 1 500 €. Cependant, le temps nécessaire pour pratiquer l'étêtage sera long, au moins 2 heures sur un vieil arbre. Si les opérations sont mécanisées, c'est l'inverse : les machines peuvent aller de 20 000 € à 50 000 €, mais le travail, réalisé par un prestataire, est beaucoup plus rapide.
Une étude a montré que sur un cycle de production de 9 ans, un frêne têtard âgé de 100 ans peut produire entre 1300 et 1700 kg de biomasse sèche. Sur la base de la demande du marché en biomasse ligneuse (environ 50 € le mètre cube en 2017 en France pour le bois raméal en copeaux), l'étêtage peut redevenir une pratique rentable Chiffre bizarre
Actuellement, dans de nombreux endroits, la disponibilité du fourrage est une véritable préoccupation, en particulier lors d'épisodes très secs en été. Une alternative pour atténuer ce problème est la mise en place d'arbres fourragers tels que les mûriers blancs, pour récolter leurs feuilles pendant l'été, lorsque l'herbe ne peut pas pousser. Ces arbres peuvent être plantés et gérés de diverses manières ; cependant, plusieurs agriculteurs ont choisi de les planter directement dans leurs champs et de les étêter.
C'est le cas de Christian Plagnes, éleveur ovin et bovin de 94 hectares en zone montagneuse (Lozère, France) : «J'ai continué d'étêter les mûriers blancs de ma ferme qui datent de l'époque de production du ver à soie, il y a cent ans. J'ai aussi continué à planter pour compenser la baisse de fourrage apparue depuis 2003. Je les récolte tous les 2 ans, pour équilibrer les rations alimentaires estivales. Cette pratique est une bonne alternative pour donner plus de résilience aux systèmes pastoraux face au changement climatique.
C'est le cas de Christian Plagnes, éleveur ovin et bovin de 94 hectares en zone montagneuse (Lozère, France) : «J'ai continué d'étêter les mûriers blancs de ma ferme qui datent de l'époque de production du ver à soie, il y a cent ans. J'ai aussi continué à planter pour compenser la baisse de fourrage apparue depuis 2003. Je les récolte tous les 2 ans, pour équilibrer les rations alimentaires estivales. Cette pratique est une bonne alternative pour donner plus de résilience aux systèmes pastoraux face au changement climatique.
- Un manuel a été publié en français et en anglais pour le 2ème colloque sur l’êtétage qui a eu lieu en France en mars 2018: http://www.agroforesterie.fr/pollard-practitioners-small-guidebook.php
- Fiche d'innovation Agforward sur l'étêtage: https://www.agforward.eu/index.php/fr/1910.html?file=files/agforward/documents/leaflets/26_Farming_with_pollards.pdf
- Un livre sur l'étêtage de Dominique Mansion, écrit en français: https://editions.ouest-france.fr/les-trognes-arbre-paysan-broch-eacute-9782737365652.html
![]() | Mr Léo Godard, Mr Fabien Balaguer Association Française d’Agroforesterie 44 Avenue Victor Hugo, 32000 Auch, France leo.godard@agroforesterie.fr |













