Zöldág Lovasudvar
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Informations de base
| Année d´installation | 2015 |
| Production | Elevage (Mouton merinos hongrois) Proposition de services (équitation) |
| Surface | 20 ha |
| Nombre d´employés sur la ferme | 3 |
| Date de mise en place des pratiques agroforestières | 2015 |
| Localisation | Veszprém / Olaszfalu, Hongorie |
| Sit web | https://www.facebook.com/zoldaglovasudvar/ https://www.zoldaglovasudvar.com |
Zöldág Lovasudvar
Il s’agit d’un élevage sur 20 ha de prairies naturelles, sur un coteau karstique du massif du Bakony. Ces prairies ont toujours existé, mais lorsque les coopératives agricoles ont cessé leurs activités, la zone a été abandonnée et naturellement recolonisée par la forêt. En remettant la zone en état, l'agriculteur a mis en place un système agroforestier multifonctionnel et rentable combinant élevage extensif, agriculture biologique et une large gamme de services écosystémiques.
Dès le début, l'agriculteur a du remettre en état la zone embroussaillée afin que les animaux puissent pâturer.
Depuis 2015, il a développé un système de pâturage boisé tournant. Pour cela, la surface a été divisée en parcelles plus petites. Pendant l'hiver, un apport extérieur en foin et fourrage est nécessaire pour compléter l'alimentation des animaux. Les moutons et chevaux restent dehors la plupart du temps (les moutons bénéficient d'une étable). La prairie est entourée par une clôture électrique, mais comme le pâturage en forêt est maintenant autorisé (grâce à un nouveau décret), le fil inférieur de la clôture a été retiré pour que les moutons puissent sortir et se déplacer dans les forêts environnantes. Cet espace remplit actuellement plusieurs fonctions : (i) pâturage extensif du bétail avec gestion des pâturages boisés, (ii) vergers et jardin géré en permaculture, et (iii) services connexes tels que l'équitation et l’accueil d’événements locaux / régionaux liés au patrimoine (par exemple, la réunion annuelle des troupeaux) et d'autres événements gastronomiques en lien avec les produits locaux.
- L'agriculteur a conçu ce système pour qu'il soit autosuffisant et qu'il réponde aux besoins de sa famille.
- Les activités agricoles, y compris l'équitation, permettent de générer des bénéfices.
L'agriculteur ne savait pas que ses pratiques correspondaient à ce qu'on appelle l'agroforesterie : il l'a appris lors d'un cours universitaire lié au projet AFINET. Il ne savait pas qu'il existait des aides pour ce genre de pratiques, il ne les a donc pas demandées. Il s'est formé et a acquis de l'expérience auprès d'autres agriculteurs. Afin de mettre en place correctement un système de ce type, l'agriculteur a eu besoin de
- Une surface suffisante par rapport à la taille du troupeau
- La mise en place de structures adaptées pour accueillir les animaux
- Un accès à l'eau et l'électricité (tant que l’accès n’est pas établi, ne pas se lancer dans l’élevage)
- Produire de la nourriture en quantités suffisantes.
- Éviter le surpâturage
- Adapter la taille du troupeau à la surface pâturée
- Fournir des infrastructures appropriées pour les animaux
- Les traitements chimiques pour lutter contre les mauvaises herbes et les arbustes envahissants (ortie, euphorbe, cirse, prunellier, mûrier…) sont interdits, et le fauchage n'est autorisé qu'après le mois de mai, car la zone bénéficie d'une aide agroenvironnementale
- Ajuster la densité des arbres afin de maximiser le montant de l'aide
- Préserver la santé des arbres
Depuis la restauration du pâturage boisé, l'activité est rentable et répond aux attentes de l'agriculteur. Le système agroforestier est satisfaisant en terme de qualité nutritionnelle pour les animaux, et aussi en terme de qualité de la viande produite.
Les 4 chevaux constituent une source de revenus supplémentaire. Si la quantité d'aliments disponibles est suffisante, il est conseillé de compléter le troupeau avec de tels animaux, qui permettent de diversifier la source des revenus. Il est également recommandé de faire évoluer le système d'élevage vers le bio, car les aides à la surface sont plus importantes.
Il est important, même si c'est très complexe, de maintenir la prairie dans un bon état : Elle doit être "propre" et bien entretenue, et les plantes envahissantes doivent être maîtrisées.
Perspectives
L'utilisation de fumier de cheval comme fertilisant pour les arbres fruitiers
L'introduction de porcs de race vietnamienne, plus petits et plus facile à élever.
Les connaissances en gestion de l’entreprise agricole (réglementation, aides, comptabilité, planification financière), en élevage (soins aux animaux) et en botanique (connaissance des principales espèces végétales, reconnaissance des plantes envahissantes) sont importantes. L'entretien des pâturages nécessite des connaissances botaniques plus approfondies que celles d’un système agricole classique.








