Só-Bors Tanya

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Informations de base

Année d´installation2010
ProductionElevage bovin (Simmental Hongroise)
Surface50 ha (30 ha de pâture + 20 ha de pré de fauche)
Nombre d´employés sur la ferme1
Date de mise en place des pratiques agroforestières 2010
LocalisationSomogy, Zselic, Hongorie
Sit webhttps://hu-hu.facebook.com/pg/SoBorsTanya/videos/

Só-Bors Tanya

Il s'agit d'un élevage bovin viande de 30 vaches "magyartarka" (Simmental hongroise), et de taureaux reproducteurs. La vente de veaux est actuellement la principale source de revenus. A l'avenir, elle sera complétée par le développement du cheptel de reproducteurs. Le troupeau est conduit  selon un système sylvopastoral extensif, comprenant des forêts aménagées en pâturages boisés.
L'exploitation se divise en deux grandes zones de pâturage : la "Ferme" et la "Grande Chaîne".  La "Ferme" s'étend sur environ 10 hectares (6 hectares en propriété + 4 hectares en fermage), et a été mise en place entre 2007 et 2012 dans un domaine à Szenna. Auparavant (il y a environ 10-20 ans), cet espace était multifonctionnel (prairie, terre arable, forêt, verger…), puis il a été délaissé. Au fil du temps, la forêt est revenue naturellement. Un mélange de robinier, de chêne, d'érable, d'orme et de divers arbres fruitiers sauvages et précieux, ainsi que des arbustes et une végétation herbacée typiques des zones non pâturées, ont colonisé l'espace. De nombreux arbres morts peuvent également y être trouvés. La "Grande Chaîne" (environ 20 ha de superficie en fermage), constituait autrefois un espace de pâturage public pour le village de Szenna. Il a lui aussi été laissé à l'abandon pendant environ 20 ans, et a naturellement été recolonisé par les espèces d'arbres et d'arbustes mentionnées ci-dessus. Le propriétaire actuel a broyé la majorité de cette surface il y a 5 ans, en préservant les arbres de grande taille et les petits collectifs d'arbres. Depuis , la strate arbustive s'est renforcée (principalement un mélange d'estragon épineux, de rosier sauvage et de broussailles caractéristiques des zones non pâturées). Dans la "Ferme", les agriculteurs ont commencé à débroussailler la zone en 2007. Depuis 2010, ils y conduisent des troupeaux, principalement des bovins et des chevaux, mais aussi des chèvres pendant les cinq premières années. Actuellement, seuls des bovins et deux chevaux pâturent sur la zone. L'espace a été divisé en 7 zones de pâturage distinctes, et des arbres et des arbustes ont été coupés afin d'obtenir un espace plus adapté au pâturage. Deux des zones sont plus plates, et ont été plus éclaircies. Grâce à une fertilisation organique régulière,  les rendements en herbe ont augmenté. Les cinq autres zones de pâturage ont un couvert boisé plus important; la plus grande compte même 1 hectare de forêt, et est utilisée pour le pâturage estival. Ces zones sont plus vallonnées mais ne sont pas fertilisées, les rendements en herbe y sont donc plus faibles. Les bâtiments du corps de ferme y ont été construits, avec des écuries et des paddocks en ossature bois. La "Grande Chaîne" est pâturée depuis 3 ans. Cette zone est traversée par un ruisseau qui sépare la partie plus petite (5 ha), non arborée, du reste de la zone. C'est là qu'a été installé l'abri d'hiver des animaux. La zone plus grande (20 ha) qui se trouve de l'autre côté du ruisseau n'est actuellement pas divisée en sections. Une partie a été fertilisée pour la première fois cette année, afin d'améliorer la vie du sol et les rendements en herbe.
  • En offrant aux animaux un environnement qui leur est adapté, proche de leur habitat naturel, l'agriculteur s'attend à une plus grande résistance, une meilleure productivité, à de meilleurs schémas de comportement social (mentalité de troupeau) et à une un apport en nutriment plus riche et diversifié pour les animaux.
Les agriculteurs se sont formés eux-mêmes, se sont informés et renseignés auprès d'autres agriculteurs, puis ont lancé leur projet. Aucune aide financière n'a été utilisée. Pour les agriculteurs, il est essentiel que l’élevage se fasse dans le respect de l’environnement et de l’habitat naturel de l’animal. Une bonne connaissance de la flore et de la faune naturelles spécifiques à la région, ainsi que des techniques d'entretien des pâturages respectueuses de l'environnement sont nécessaires pour réussir. Description des techniques utilisées pour mettre en place le système agroforestier Pour la première remise en état de la "Ferme", les agriculteurs ont utilisé une tondeuse manuelle et une débroussailleuse. Certaines zones de pâturage ont été régulièrement fertilisées avec de la matière organique afin d'obtenir des rendements en herbe plus élevés. Le sol n'a pas été retourné, mais a parfois pu être hersé. La "Grande Chaîne" a été pâturée pendant trois ans et depuis, un broyeur a été utilisé à quelques occasions pour supprimer les arbustes épineux. La fertilisation est poursuivie, afin d'améliorer la qualité du sol et les rendements en herbe. Des clôtures électriques ont été installées pour bien séparer les différentes zones. Les animaux peuvent sortir des zone clôturées (pour se déplacer et aller chercher d'autres sources de nourriture) en hiver, ce qui favorise  la santé et le bien-être animal et améliore la qualité de la viande. Comme la plus grande partie du pâturage a été restaurée à partir d'une ancienne forêt, peu de nouveaux arbres ont été plantés, uniquement quelques-uns au centre de la ferme (arbres fruitiers et tilleuls). Ils ont été protégés des animaux par une clôture électrique. Difficultés/enjeux
  • Les systèmes d'aide à la surface pénalisent actuellement les prairies contenant des zones boisées, car la surface éligible est fortement réduite.
 
Les techniques employées (décrites ci-dessus) ont permis de favoriser la biodiversité et d’augmenter la qualité nutritive de l'herbe. Nos animaux sont forts et stables, ce qui est la base de la productivité et de la reproduction. La nature s'avère être une très bonne alliée si nous ne cherchons pas à l'exploiter mais au contraire, à la favoriser et à travailler en symbiose avec elle. Perspectives Poursuivre le travail commencé en acquérant de nouvelles connaissances. Création d'un cheptel "magyartarka" (Simmental hongroise).
"L’amour de la nature, de la patience, de la modestie… Construire une alliance avec la nature." Roland Pósa, agriculteur