Alain Magnaut
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Informations de base
| Année d´installation | 2001 |
| Production | Grandes cultures et volailles en agriculture biologique. Bois de peuplier |
| Surface | Plantations intraparcellaires: 65 ha. Parcours volailles agroforestier: 2,5 ha |
| Nombre d´employés sur la ferme | 1 |
| Date de mise en place des pratiques agroforestières | 1997 |
| Localisation | France, Gers, Céran |
| Sit web | – |
Alain Magnaut
Alain Magnaut est un agriculteur français de la région du Gers, dans le Sud-Ouest de la France. Il a décidé de transformer une peupleraie classique en parcours volailles agroforestier en ajoutant des poulets sous les arbres.
En 1980, plusieurs parcelles de la ferme ont été plantées avec des peupliers, majoritairement pour diminuer les dégâts causés par les crues du Gers. Ces parcelles suivaient un modèle forestier classique. Ces arbres ont été récoltés en 1997, et avant de replanter les parcelles, Alain Magnaut décida d’augmenter la rentabilité de la surface en y installant aussi un parcours volailles.
Le parcours volailles agroforestier de 2,5 hectares est un succès, avec des arbres bien développés et des poulets de qualité en dessous d’eux. Alain Magnaut exploite aussi des parcelles de grandes cultures en agriculture biologique plantées de lignes d’arbres intraparcellaires.
L’ajout de l’atelier volailles apporte des revenus de court-terme qui viennent compléter ceux de long-terme apportés par l’atelier bois. Cela permet d’équilibrer le compte d’exploitation de la parcelle. Le bien-être des animaux est aussi amélioré grâce à la protection apportée par les arbres contre les intempéries, et le sentiment de sécurité qu’ils apportent.
La surface dédiée à ce type de système est classiquement de 1 à 6 hectares par poulailler, selon la taille du bâtiment. Certains critères doivent être pris en compte afin d’assurer une association harmonieuse entre les poulets et les arbres:
Sur la périphérie du parcours une haie doit être implantée pour servir de brise-vent. L’espace autour du poulailler doit être laissé ouvert et facile à entretenir. En face des entrées du poulailler, des arbustes peuvent être implantés sur 15 à 30m pour encourager les poulets à explorer le parcours. Après ces haies basses, des arbres de haut jets peuvent être plantés pour fournir de l’ombre. Alain Magnaut souligne l’importance de la bonne réalisation de la plantation et des opérations de taille, particulièrement si l’on souhaite obtenir une production commerciale de bois d’œuvre. Il recommande notamment de suivre des formations spécifiques sur la taille ou d’être suivi par des professionnels du secteur.
Description des techniques utilisées lors de l’installation du saf
Le peuplier a été choisi comme l’essence forestière du parcours car elle bénéficie d’une bonne demande sur le marché et aussi car c’est un arbre à croissance rapide. Les peupliers ont été plantés selon un espacement de 7x7 mètres, atteignant donc une densité totale de 204 arbres/ha. Il est important de pailler les arbres, surtout les premières années. Cependant la paille peut attirer les animaux sauvages, ou être éparpillée par les poulets. La meilleure option pour le paillage est donc le BRF. Il est possible d’installer les poulets un an après la plantation des arbres. Un couvert de bonne qualité, adapté à un semi-ombrage doit être implanté avant l’ajout des poulets au système. Puis, le pâturage des poulets doit être bien surveillé pour laisser un temps de repos adapté au couvert. On peut y arriver notamment en pratiquant un système tournant avec des poulaillers mobiles.
Risques/défis
Les arbres peuvent avoir un impact négatif sur le développement du couvert du parcours. Etant donné que l’état du couvert est clef pour le bon fonctionnement du parcours, une attention particulière doit être dédiée pour trouver les bonnes espèces herbacées à implanter. La chute de branches durant des tempêtes ou alors des opérations de taille peut entraîner des dégâts pour le poulailler. Les arbres doivent donc être judicieusement placés pour diminuer ce risque. Les bosquets peuvent être des abris pour les prédateurs, et étant donné que les poulets se sentent plus en confiance dans ce type de parcours, ils peuvent être attaqués.
- Une ombre apportée équitablement sur 30 à 40% de la surface du parcours
- Une solide protection contre le vent doit être mise en place tout autour du parcours
- Eviter d’avoir des zones de boue ou d’eaux stagnantes
- Entretenir parfaitement les zones d’accès au poulailler
Sur la périphérie du parcours une haie doit être implantée pour servir de brise-vent. L’espace autour du poulailler doit être laissé ouvert et facile à entretenir. En face des entrées du poulailler, des arbustes peuvent être implantés sur 15 à 30m pour encourager les poulets à explorer le parcours. Après ces haies basses, des arbres de haut jets peuvent être plantés pour fournir de l’ombre. Alain Magnaut souligne l’importance de la bonne réalisation de la plantation et des opérations de taille, particulièrement si l’on souhaite obtenir une production commerciale de bois d’œuvre. Il recommande notamment de suivre des formations spécifiques sur la taille ou d’être suivi par des professionnels du secteur.
Description des techniques utilisées lors de l’installation du saf
Le peuplier a été choisi comme l’essence forestière du parcours car elle bénéficie d’une bonne demande sur le marché et aussi car c’est un arbre à croissance rapide. Les peupliers ont été plantés selon un espacement de 7x7 mètres, atteignant donc une densité totale de 204 arbres/ha. Il est important de pailler les arbres, surtout les premières années. Cependant la paille peut attirer les animaux sauvages, ou être éparpillée par les poulets. La meilleure option pour le paillage est donc le BRF. Il est possible d’installer les poulets un an après la plantation des arbres. Un couvert de bonne qualité, adapté à un semi-ombrage doit être implanté avant l’ajout des poulets au système. Puis, le pâturage des poulets doit être bien surveillé pour laisser un temps de repos adapté au couvert. On peut y arriver notamment en pratiquant un système tournant avec des poulaillers mobiles.
Risques/défis
Les arbres peuvent avoir un impact négatif sur le développement du couvert du parcours. Etant donné que l’état du couvert est clef pour le bon fonctionnement du parcours, une attention particulière doit être dédiée pour trouver les bonnes espèces herbacées à implanter. La chute de branches durant des tempêtes ou alors des opérations de taille peut entraîner des dégâts pour le poulailler. Les arbres doivent donc être judicieusement placés pour diminuer ce risque. Les bosquets peuvent être des abris pour les prédateurs, et étant donné que les poulets se sentent plus en confiance dans ce type de parcours, ils peuvent être attaqués.
En choisissant de transformer sa plantation classique en parcours volailles agroforestier, Alain Magnaut a réussi à maintenir sa production de bois d’œuvre tout en développant une nouvelle activité économique et en améliorant le bien-être de ses poulets.
Les peupliers ont été récoltés en 2018 avec un prix de vente moyen de 55€/m3, pour une production totale de 528m3 pour le parcours volailles agroforestier de 2,5 hectares., représentant donc un revenu total de 29’040€. Le coût total d’entretien des arbres a atteint 5’426€.
PLANS FUTURS
Satisfait de sa première expérience, Alain Magnaut compte replanter un parcours volaille agroforestier, mais cette fois en profitant de subventions apportées par le secteur de peuplier pour relancer la filière.
Obtenir un label de qualité tel que le « Label Rouge » français est un bon moyen de valoriser les bonnes pratiques et l’agroforesterie mise en place sur le parcours volailles. Il est aussi important de rester très attentif à l’état de santé et l’agenda de taille des arbres pour obtenir à la récolte un bois d’œuvre commercialisable. Il faut notamment garder un œil sur les dégâts que pourraient occasionner les poulets sur les arbres.








