Rapports de synthèse
Ce rapport a été développé au sein du 1e axe de travail (IO1) du projet Agfosy. Les principaux objectifs étaient de rassembler et d’analyser des informations sur la situation actuelle de la mise en œuvre de l’agroforesterie dans les pays participants], et dans le reste de l’Europe, ainsi que de sélectionner un groupe d’utilisateurs qui contribuerait à tester le matériel de formation développé dans le cadre du projet. Dans ce rapport, les auteurs ont résumé les données existantes de rapports nationaux sur la situation actuelle de l’agroforesterie, ainsi que des résultats d’enquêtes menées auprès de parties prenantes de chaque pays (agriculteurs, chercheurs, conseillers techniques, etc.). Ces enquêtes ont permis de recueillir des informations sur le développement, les obstacles et les mesures incitatives, les opportunités et les attentes liées à l’agroforesterie. Afin de rassembler toutes les informations requises et de corriger ces données, un questionnaire et une méthodologie ont été mises au point. Plus de 30 entretiens ont été préparés et réalisés avec les parties prenantes dans les six pays. Les résultats de ce travail ont été classés selon divers chapitres dans ce rapport. Ce document ne sert donc pas seulement de description actualisée du statut de l’agroforesterie dans les pays impliqués dans le projet AGFOSY, mais reflète également les besoins de développements futurs.
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Rapport de synthèse
- Les formes d’agriculture itinérante avec gestion de la jachère, c’est-à-dire la combinaison dans le temps de la culture agricole avec la plantation d’arbres;
- L’établissement de plantations forestières dans lesquelles des cultures annuelles sont cultivées simultanément mais seulement temporairement (pendant les 1 à 3 premières années ou jusqu'à ce que le feuillage des arbres soit complètement développé).
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En Wallonie, les pratiques agroforestières sont relativement limitées. En Flandre, il y a beaucoup plus d'exemples. C'est en partie parce qu'il y a dans cette région une subvention gouvernementale pour l'agroforesterie. Trois types de mesures agroforestières sont actuellement pratiquées en Belgique :a) « Agroforesterie de première génération » (conservation et entretien de haies ou d'arbres isolés dans une parcelle agricole), b) « Agroforesterie de deuxième génération » (mise en place de plantes ligneuses à faible densité ; système agricole plus conventionnel avec une rentabilité de production), c) « Agroforesterie multiple de troisième génération » (mise en place de plantes ligneuses afin d'accroître la résilience du système en plaçant l’arbre au centre de la réflexion).
L’ILVO estime à 2 000 hectares la superficie agroforestière en Flandre, alors que cette superficie reste inconnue en Wallonie, bien qu’ils notent que 150 hectares provenant des programmes officiels de plantation (ILVO, 2016). En Belgique, dans la région wallonne, on estime qu'il y a environ 15 500 km de haies et de brise-vent (AGFORWARD). Les pratiques agricoles ancestrales, de nos jours considérées comme agroforestières, existent encore en Belgique sous forme de haies et d'arbres isolés. Cette forme est probablement le type d'agroforesterie le plus répandu. En ce qui concerne l’agroforesterie de deuxième et troisième générations, l’enthousiasme reste limité et seuls quelques agriculteurs disposent des ressources et connaissances pour atteindre un objectif plus ambitieux.
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L'agroforesterie est aujourd'hui une pratique presque oubliée en République tchèque et il n'existe aucune donnée officielle sur l'état de ces pratiques. Une étude a calculé que l'étendue totale des systèmes agroforestiers en République tchèque était de 35 750 hectares en 2018, ce qui équivaut à 0,45% de sa superficie et à 0,8% de sa superficie agricole utile (Lainka, 2018). Selon d’autres sources, Herder et al. (2017) dans leur étude ont montré que l'agroforesterie en République tchèque couvrait environ 45 800 hectares. Selon Lainka (2018), la pratique agroforestière la plus courante semble être l'agroforesterie associée à l’élevage couvrant 30 031 hectares, suivie de l'agroforesterie avec des arbres à haute valeur sur des zones de pâturage, qui compte 5 720 hectares. Cependant, l’étude ne couvrait pas les systèmes d’agroforesterie séquentiels (par rotation), les pratiques agricoles forestières, les jardins potagers, les ripisylves, les brise-vent, et les haies pouvant couvrir des milliers d’hectares.
Les systèmes agroforestiers en République tchèque sont actuellement présentés comme des reliques de l’agriculture traditionnelle. La forme d’agroforesterie traditionnelle la plus représentée est le modèle sylvopastoral nommé « pasený sad » (pâturage de vastes vergers) qui se maintient dans des zones peu adéquates pour l’agriculture intensive (par exemple les montagnes : régions des Carpates blanches et de la forêt de Bohême), et la plantation linéaire d’arbres ou d’autres éléments arboricoles (ripisylves, brise-vent, haies, etc.) sur des terres agricoles. Il existe également d'autres systèmes agroforestiers tels que la culture intercalaire d'arbres forestiers et les jardins forêts. D'autre part, l'agroforesterie est couramment pratiquée dans les jardins, par exemple en faisant pousser des cultures sous des arbres fruitiers ou en combinaison avec des animaux domestiques. Une forme spécifique de systèmes agroforestiers en République tchèque est la culture d’arbres à croissance rapide sur des terres agricoles destinées à la production de biomasse à usage énergétique associée à la production végétale, ainsi qu’à la production animale (volailles, porcs, moutons, etc.).
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Outre les systèmes traditionnels qui subsistent (pré-vergers en Normandie, systèmes de haies/bocage dans la plupart des régions d'élevage, pratiques sylvopastorales en montagne, etc.), de nouveaux systèmes sont en cours de développement. Au cours des trente dernières années des pratiques innovantes ont vu le jour, s'appuyant sur les connaissances traditionnelles, la recherche et les expériences locales des agriculteurs pionniers. Ces évolutions concernent principalement les grandes cultures, l’élevage de volailles, la viticulture et le maraîchage.
Les haies et les brise-vents (y compris les ripisylves), les cultures en couloirs associant céréales et arbres fruitiers (y compris fruits à coque) ou forestiers et les vergers-maraichers sont des exemples de systèmes agroforestiers qui sont de plus en plus redécouverts et adaptés aux contraintes actuelles de la production agricole (y compris la mécanisation). De nombreuses pratiques agroforestières « modernes » cherchent également à augmenter la couverture permanente des sols et à encourager des pratiques de gestion durable des sols. Les agriculteurs agroforestiers sont souvent engagés dans une transition plus globale vers l'agroécologie, y compris les pratiques d'agriculture de conservation, le travail minimum du sol, le pâturage tournant dynamique, etc.
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Les prairies boisées, y compris les essences forestières et les arbres fruitiers sauvages, sont des éléments paysagers importants en Hongrie. De plus, les forêts pâturées, ont toujours fait partie intégrante du paysage agricole, comme en témoignent un certain nombre de sources historiques écrites et orales. La valeur économique et sociale de tels systèmes est évoquée dans la dénomination «Glandifera Pannonia» (qui signifie «pannonia portant des glands») pour désigner la Transdanubie à l’époque romaine. L'importance et le fonctionnement des systèmes sylvopastoraux ont considérablement diminué au cours des 100 dernières années et la propriété commune des pâturages dans les zones forestières a presque entièrement disparu. Les chercheurs estiment qu'il n'y a actuellement qu'environ 5 500 hectares de pâturages boisés utilisés ou abandonnés en Hongrie, dont un tiers en zone protégée. Le projet AGFORWARD a estimé que la couverture des forêts et des prairies boisées dépasse 36 000 hectares. Bien que les avantages de l’agroforesterie suscitent un vif intérêt, les connaissances de base sur les pratiques en agroforesterie sont insuffisantes et aucune information n’est disponible sur le nombre ou la superficie totale occupée par ces systèmes.
De nos jours, les systèmes sylvo-arables – à l'exception des haies – ont presque disparu de la campagne hongroise. Selon Frank et Takács (2012), la superficie totale des terrains avec des haies en Hongrie était d'environ 16 000 hectares au début du 21e siècle. Ces dernières années, en raison des dégradations observées sur les cultures dues au changement climatique, plusieurs projets pilotes ont été lancés pour étudier le potentiel des systèmes agroforestiers pour augmenter la résilience des cultures face au climat. De plus, d'autres systèmes agroforestiers, tels que la culture intercalaire dans les plantations forestières et les taillis à courte rotation associés à de l’élevage, peuvent être trouvés sporadiquement.
Comme dans les pays voisins du nord, l’agroforesterie est couramment pratiquée dans les jardins domestiques, sous la forme de systèmes mixtes comprenant des cultures, des arbres fruitiers et / ou des animaux domestiques. Il n’existe pas de données récentes sur d’autres systèmes agroforestiers arables tels que les cultures en allées, les ripisylves ou les jardins forestiers, dont certains sont considérés comme des technologies nouvelles (atypiques ou non appliquées à ce jour) en Hongrie. Récemment, ces systèmes sylvo-arables ont été mis en place à petite échelle, principalement en tant que systèmes pilotes à des fins éducatives et / ou expérimentales.
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ll n'y a pas de données officielles sur l'état de l'agroforesterie en Slovaquie. L'agroforesterie est aujourd'hui un sujet « inédit » pour les chercheurs et les agriculteurs. D'après Špulerová et al. (2011), la superficie actuelle de paysages agricoles traditionnels en Slovaquie est inférieure à 1%. Dans AGFORWARD, l'étendue totale des systèmes agroforestiers en Slovaquie était estimée à environ 43 900 ha (Herder et al., 2017), ce qui correspond à 0,6% de sa superficie. Ils indiquent également que la pratique agroforestière la plus courante semble être l’agroforesterie pour le bétail (41 900 ha), suivie de l’agroforesterie associant arbres de grande valeur et pâturage (2 000 ha). La Slovaquie a une longue tradition de pastoralisme et d’élevage de moutons, avec des conditions naturelles favorables pour ces activités. Par conséquent, la pratique agroforestière traditionnelle la plus répandue est probablement la forme sylvopastorale (pâturages extensifs dans les prairies/prés et pâturage dans de vastes vergers de fruits à tronc élevé), conservée dans des sites moins propices à l’agriculture intensive (montagnes – régions des Carpates Blanches) et plantations linéaires d’arbres ou d’autres éléments ligneux (ripisylves, brise-vent, haies, etc.) sur des terres agricoles.
Souvent, la pratique de l'agroforesterie dans les zones rurales slovaques est courante dans les jardins (jardins potagers ou potagers domestiques), par exemple en cultivant des plantes sous différentes espèces d'arbres ou en combinaison avec des animaux domestiques. Récemment, la Slovaquie a connu un « grand boom » d’arbres à croissance rapide (Paulownia spp., Salix spp., Populus spp., Juglans nigra, etc.) sur des terres agricoles destinées de préférence à la production de biomasse à des fins énergétiques, mais également pour le bois de chauffage et les noix comestibles et souvent en combinaison avec la production végétale (légumes, céréales, etc.)..
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On trouve une grande abondance de zones agroforestières dans le sud-ouest, le centre et le nord de l'Espagne. La superficie AF totale estimée (arbres de grande valeur + bétail + systèmes agroforestiers arables) est d'environ 5 584 400 ha, ce qui représente 23,5% de la SAU espagnole (Herder et al. 2017). Selon une autre estimation, environ 5,2% seulement des terres cultivées sont dotées de systèmes agroforestiers et seulement 4,9% des cultures arables sont réalisées dans des parcelles arborées (Lumbreras, 2011).
L'un des systèmes agroforestiers les plus représentatifs est la Dehesa, dont la superficie est estimée à 3,5 millions d'hectares dans cinq Communautés Autonomes[1]. L’Estrémadure compte près de 1 250 000 ha (35%) de cette surface, l’Andalousie près de 1 000 000 ha (27%), Castille-La Manche 750 000 ha (21%), Castille-et-León 500 000 ha (13%) et Madrid moins de 100 000 ha (3%).
[1] Diagnosis of Mediterranean Iberian dehesas (MAPA 2008)
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[1] Diagnosis of Mediterranean Iberian dehesas (MAPA 2008) |
- production de nourriture pour les humains et les animaux ;
- production de bois de construction pour le bâtiment, meubles pour le logement et bateaux ;
- production de poteaux en bois pour clôtures et limites de parcelles ;
- source d'énergie (bois de chauffage, charbon de bois).
- Environnemental : l'intégration de la végétation ligneuse dans un système de production offre de nombreux avantages pour l'écosystème, à la fois pour le sol et pour la biodiversité. L'installation de plantes ligneuses dans ou près des cultures et des pâturages crée des habitats pour la faune et la flore associées et améliore ainsi la biodiversité à la fois au-dessus et en dessous du sol, mais fournit également un abri aux animaux domestiques par mauvais temps ou par une chaleur extrême. Les arbres empêchent non seulement l'érosion hydrique et éolienne en favorisant l'infiltration de l'eau et en fournissant une couverture végétale, mais améliorent également la structure du sol par les racines et le retour de la matière organique au sol (par la décomposition des feuilles et des racines ou l'utilisation de ses restes pour le compostage). La teneur en matière organique augmente, ce qui améliore la fertilité du sol et les conditions de la faune édaphique. De plus, cette technique offre une solution partielle à la surabondance d'intrants chimiques appliqués par l'agriculteur par le biais de racines qui tirent leurs ressources des couches plus profondes du sol. Cela limite la lixiviation de ces intrants dans les eaux souterraines ainsi que l'optimisation de l'utilisation des ressources en éléments nutritifs. Enfin, les arbres contribuent grandement à équilibrer les extrêmes climatiques et leurs impacts en créant un microclimat spécifique (atténuation de la lumière, du vent, de la température, etc.), contribuant ainsi au soi-disant petit cycle de l'eau et renforçant la résilience des systèmes au changement climatique. Ces aspects sont particulièrement pertinents dans les zones de vents violents, car les arbres atténuent leur effet desséchant intense. En outre, l’agroforesterie est considérée comme un service de régulation du climat en raison de la capture de CO2 dans les puits de carbone à long terme (sous forme de bois).
- Economique : préserver ou augmenter la production totale selon le principe du Land Equivalent Ratio (LER), une plus grande sécurité de la production, une agriculture multifonctionnelle et une répartition des risques de l’agriculture, fournissant des pâturages / fourrages aux animaux, de la nourriture pour les humains, des matières non comestibles, y compris bois de chauffage, sève, résines, tanins, insecticides et composés médicinaux, ainsi que des produits de haute qualité. Les arbres aident à améliorer les éléments de fond de l'agroécosystème (par exemple, en ombrant). Les systèmes AF linéaires (brise-vent, haies, par exemple) protègent les systèmes de production. Les effets bénéfiques sur la population de pollinisateurs (nouveaux habitats) jouent un rôle crucial à la fois sur le plan économique et environnemental. Sur le plan économique, cela peut augmenter les rendements et générer des revenus supplémentaires, augmentant ainsi les profits des agriculteurs et des propriétaires fonciers en raison des ventes supplémentaires de cultures et de produits auxiliaires. Des revenus intermédiaires peuvent être attendus si des espèces de fruits ont été plantées, ainsi que par la production de bois de chauffage, de vannerie, etc.
- Social et culturel: l’AF engendre une augmentation de l'emploi dans les campagnes (plus de main-d'œuvre par unité de surface) et, par là-même, la stabilisation de la population rurale. Elle soutient l'agriculture familiale autosuffisante et les échanges intergénérationnels dans la gestion de l'exploitation. Les pratiques agroforestières traditionnelles promeuvent les traditions et les coutumes culturelles, ramènent des variétés de nourriture et du patrimoine local et préservent les connaissances populaires liées au système de production et à ses éléments. L’AF améliore ainsi la relation entre la population et le paysage. En outre, elle peut jouer un rôle important au niveau des territoires et des paysages, car elle offre également de nouveaux paysages, qui ajoutent de la valeur aux services écosystémiques pour les loisirs mais contribuent également à améliorer la santé et le bien-être des communautés urbaines et rurales. L'agroforesterie offre une image positive de l'agriculture, ce qui constitue un atout du point de vue de la société.
- une réticence à passer à l’agroforesterie par crainte de réduire les performances agronomiques et financières de l’exploitation et forte pression sociale pour la poursuite de l’agriculture industrielle;
- les arbres sont perçus comme un obstacle à la modernisation, car il est plus difficile pour les grosses machines de traverser la terre;
- les avantages économiques et environnementaux sont perçus à long terme par rapport à la culture annuelle;
- l’élimination des arbres, des haies et des alignements structurant le paysage pour agrandir les parcelles cultivées et faciliter la mécanisation;
- les systèmes agroforestiers sont complexes, utilisent beaucoup de main-d'œuvre et exigent des compétences et des connaissances supplémentaires;
- un faible intérêt économique dans la production de bois de chauffage, en raison de combustibles fossiles bon marché;
- les dépenses financières et la mobilisation des ressources humaines peuvent être substantielles, alors que les avantages financiers ne concerneront que la valorisation des produits en bois, à moyen et long terme;
- la plantation d'arbres en dehors de la forêt est compliquée en raison de l'absence de concept d'agroforesterie dans la législation nationale;
- le manque d'informations sur les pratiques agroforestière (par exemple sur les combinaisons de plantes ou la protection des plantules en combinaison avec des animaux au pâturage) et le manque de conseils techniques appropriés à la disposition des agriculteurs (notamment la surveillance / gestion des arbres);
- le manque d'appui décisif des administrations publiques empêche les agriculteurs de poursuivre ou de démarrer une nouvelle activité;
- manque d'informations sur les références économiques;
- la complexité de l'administration associée à l'introduction de l'agroforesterie sur la ferme.
Selon les personnes interrogées, le manque de connaissances, d’exemples pratiques sont les principales contraintes. Certaines des personnes interrogées pensent que le principal obstacle n'est pas le manque d'expertise, mais bien l'intention (la volonté de l’agriculteur) et que le système de soutien n'est, dans la plupart des cas, pas suffisamment incitatif.
Selon les réponses, des visites d'étude, du matériel de formation en ligne et des programmes complexes de formation pour adultes peuvent aider les agriculteurs lors de la première mise en œuvre et de la gestion de systèmes d’AF. La plupart des parties prenantes sont au courant des programmes de formation et d’éducation, mais la plupart d’entre elles sont occupées par leur ferme et ne peuvent pas se rendre suffisamment disponibles.
- création de bases scientifiques pour les systèmes agroforestiers (évaluation des potentiels, surveillance des services écosystémiques, développement d'un système d'aide à la décision) ;
- développement d'outils d'aide à la décision, de modèles et d'outils axés sur les innovations pour les agriculteurs en faveur des systèmes agroforestiers et des systèmes agricoles mixtes ;
- facilitation de l'échange et le transfert de connaissances entre scientifiques et praticiens de l'agroforesterie, mettre en pratique les résultats de la recherche et promouvoir des idées novatrices pour relever les défis et résoudre les problèmes des praticiens ;
- structuration des réseaux AF actuels afin de garantir l’adoption effective de pratiques novatrices en agroforesterie ;
- évaluation des avantages et des contraintes liés à l'utilisation de systèmes agroforestiers en mettant l'accent sur le contexte socio-économique, juridique et environnemental.
| Pays | Cloturés | En cours ou prévu |
| Belgique | I: AGFORWARD (AGroFORestry that Will Advance Rural Development I: AGROFE (Transfert des connaissances en agroforesterie en transformant les résultats de la recherche en matériel pédagogique) | I: AFINET (AgroForestry Innovation NETworks) N: ‘Agroforestry Vlaanderen’ (“Agroforestry in Flanders”) (2014 – 2019) I: INTERREG “Forêt Pro Bos” I: INTERREG “AForCLIM” Nouveau projet spécifique à la gestion de haie à partir de 2019 |
| République tchèque | M: AGROFE (Transfer of agroforestry knowledge by transforming research results into pedagogical material) | N: “Agroforestry - potential for regional development and sustainable rural landscape” N: Agroforestry systems for conservation and rejuvenation of landscape functions threatened by climate change |
| France | I: AGFORWARD (AGroFORestry that Will Advance Rural Development N: Ecosfix (services écosystémiques des racines des arbres dans les systèmes AF) N: Smart (vergers maraichers) , Arbèle (ruminants), Vitiforest (vigne) N: Réseau Rural Agroforestier (Rural Network) I: AgroFE (transfert de connaissances et enseignement) I: AGROF-MM (transfert de connaissances et enseignement) | I: AFINET (AgroForestry Innovation NETworks) N: Agr’eau Adour Garonne (programme régional soutenant le développement de l’AF à l’échelle des territoires) N: Projet Bouquet sur les parcours volaille N: MycoAgra (impact de l’AF sur la vie des sols) N: RMT I: Peuplier AF |
| Hongrie | I: AGROFE (Transfert des connaissances en agroforesterie en transformant les résultats de la recherche en matériel pédagogique) I: AGFORWARD (AGroFORestry that Will Advance Rural Development I: AgrofMM – Formation en agroforesterie | I: AFINET (AgroForestry Innovation NETworks) N: Széchenyi 2020 EFOP-3.6.2-16 - Grandir ensemble avec la nature - L'agroforesterie, une nouvelle occasion d'évasion N: Széchenyi 2020 EFOP-3.6.2-16 - Développement d'un réseau thématique de gestion durable des matières premières - RING 2017 |
| Slovaquie | N: "Agroforestry systems for combined production and more efficient use of agricultural land" (prévu) I: SMARTFARM (Smart Farming: Fostering Mixed Farming) Systèmes de culture et agroforesterie (prévu) | |
| Espagne | I: AGFORWARD (AGroFORestry that Will Advance Rural Development) | I: AFINET (AgroForestry Innovation NETworks) N: Life11 BIO/ES/000726 Ecosystèmes de Dehesa : développement de politiques et d’outils pour la gestion et la conservation de la biodiversité |
D'une manière générale, alors qu’on constate une tendance positive dans l’enseignement postbac, il n'existe pratiquement aucune information sur l'agroforesterie dans les écoles, collèges et lycées. Par ailleurs, la formation en agroforesterie de techniciens et d’experts proches de la pratique revêt une grande importance.
Parmi les possibilités d’amélioration de la mise en œuvre de l’agroforesterie, nous pouvons souligner le renforcement et la promotion de formations formelles et non formelles à l’agroforesterie, adaptées à tous les types de public, des chercheurs aux agriculteurs, afin de démocratiser les connaissances. Par exemple, par le transfert de connaissances des centres de recherche sur le terrain par le biais de programmes à moyen et long terme garantissant leur durabilité et leur durabilité. Par conséquent, les investissements publics dans les programmes de recherche appliquée et transfert terrain sont indispensables pour permettre le transfert de connaissance et faciliter la prise de décision.
Au cours de la période 2007-2013, la Hongrie était le seul pays d'Europe centrale à avoir mis en œuvre la mesure 222 de l'UE (plantation d'agroforesterie sur des terres agricoles) qui ouvrait la période d'éligibilité pour une période de 6 ans à compter de 2009. Pour la période 2014-2020, les conditions de soutien ont changé, mais le nombre d'options de mise en œuvre de SAF a augmenté en élargissant l'aide au-delà de la mise en œuvre de pâturages boisés jusqu'aux brise-vent et aux innovations AF par la création de groupes opérationnels.
En Espagne, des programmes spécifiques tels que le Plan directeur pour la Dehesa andalouse, ainsi que ceux visant à améliorer les industries de transformation des produits qui en sont issus apportent un soutien important à l’agroforesterie. Des fonds supplémentaires sont disponibles pour d’autres activités connexes telles que la diversification des utilisations, la planification intégrée ou l’amélioration des services de base, des infrastructures et des équipements. En outre, des projets et matériels nationaux axés sur la conservation et la gestion intégrale de la Dehesa ainsi que sur l’élaboration de la loi 7/2010 sur la Dehesa à travers la promotion des principaux instruments de gestion qui y sont fournis. D'autres systèmes agroforestiers tels que les vergers familiaux ou les clôtures vivantes manquent de soutien institutionnel pour leur survie.
L’appui institutionnel de l’agroforesterie en France est assuré notamment par:
- la mise en œuvre de la mesure 8.2 de la PAC (Pilier 2) dans environ 30% des régions;
- des politiques et programmes régionaux / locaux de développement (y compris le financement des activités de plantation et de R & D);
- des cadres de gestion des ressources naturelles et d'aménagement du paysage favorisant la mise en œuvre de l'agroforesterie et le transfert de connaissances;
| Pays | Nom | Année de création |
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Association pour la Agroforesterie en Wallonie et á Bruxelles (AWAF) | 2012 |
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Český spolek pro agrolesnictví/Czech Association for Agroforestry (CSAL) | 2014 |
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Association Française d’Agroforesterie (AFAF) Association Française Arbres Champêtres et Agroforesteries (AFAC) | 2007 2007 |
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Agroerdészeti Civil Társaság/Hungarian Agroforestry Civil Association (ACT | 2014 |
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Slovak Agroforestry Association (SALS) | En cours de création |
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Asociación Agroforestal Espanola/Spanish Agroforestry Association (AGFE) | 2016 |
En raison des réalités économiques, les agriculteurs ont tendance à se concentrer sur des solutions à court terme. Cela est aussi souvent dû au fait que l'agriculteur n'est pas le propriétaire de la terre qu'il exploite. En conséquence, ils ne considèrent pas l’agroforesterie économiquement viable car les avantages à long terme de l’agroforesterie n’ont pas un impact aussi important pour eux. À court terme, les agriculteurs craignent souvent de perdre leurs terres cultivées au profit des arbres. Toutefois, une sélection appropriée des essences, une plantation et une gestion soigneuses peuvent augmenter de manière significative la productivité totale de l'ensemble du système de production. En outre, les services écosystémiques sont des composants importants du rendement, mais ils ne sont généralement pas utiles à court terme.
Afin de renforcer la commercialisation des produits AF et l'exploitation de fermes rentables, il convient d'encourager la création de centres publics de traitement de produits (logistique coordonnée, canaux de commercialisation et de distribution) afin d'obtenir une plus grande valeur ajoutée et d'encourager les producteurs à mieux valoriser leurs produits agroforestiers (bois, etc).
L'agroforesterie ne fonctionnant pas sans une disponibilité foncière à long terme, il est essentiel de faciliter l'accès à la terre, par exemple par la création de « banques de terres » destinées en particulier aux femmes et aux jeunes des zones rurales. De cette manière, le renforcement du transfert des traditions agroforestières et des connaissances entre générations pourrait également être encouragé.














