Ancienne Ferme Van Eeckhoudt Sprl

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Informations de base

Année d´installation1996
ProductionCultures: blé, orge, colza. (également élevage de bétail et autres animaux, comme les canards
Surface31 ha
Nombre d´employés sur la ferme3
Date de mise en place des pratiques agroforestières 2011
LocalisationPajotten land, Vollezele, Flandre
Sit web

Ancienne Ferme Van Eeckhoudt SPRL

Les activités agricoles ont démarré en 1996, par la culture de blé et autres céréales. Certains arbres qui étaient déjà présents sur la ferme ont été conservés, car les agriculteurs en voyaient les effets bénéfiques :  notamment parce qu’ils constituent un habitat pour la faune, limitent l’érosion et enrichissent le sol. En 2011, des plantations agroforestières ont été entreprises. Leur principal objectif était de limiter l'érosion, et de fournir de l'ombre. De nombreuses essences ont été plantées de manière expérimentale, participant ainsi à l’effort de recherche en agroforesterie en Belgique.
Avant d'entreprendre ces plantations intraparcellaires, l'agriculteur plantait déjà des arbres en bordure de ses parcelles. En effet, dans la région du Pajottenland, la plantation d'arbres en bordure des prairies est une pratique traditionnelle. L'érosion des sols a toujours été un problème sur l'exploitation.
  • La mis en place des plantations intraparcellaires a déjà permis de diminuer l'érosion et de ralentir le vent.  Au fur et à mesure de la pousse des arbres, les effets antiérosif et brise-vent seront de plus en plus importants. L'agriculteur a également constaté une augmentation de la biodiversité.
  • L'agriculteur s'attend à voir ses revenus augmenter grâce à la vente de bois et de noix.
L'agriculteur n'a pas trouvé beaucoup d'informations sur l'agroforesterie lorsqu’il a monté son projet ; il a donc décidé de développer ses propres méthodes et concepts. Comme il n’existait pas vraiment de normes ou de règles sur la façon de mettre en place un système agroforestier, il a fait ce qu'il pensait être le plus efficace. Il a même planté des essences de manière expérimentale, participant ainsi à la recherche en agroforesterie. Il est nécessaire de connaître les techniques de plantation, et d’avoir des notions de sylviculture. Il faut être prêt à travailler dur. La mise en place et l'entretien du système agroforestier sont très exigeants en main-d'œuvre : l'agriculteur ne doit pas négliger la charge de travail supplémentaire qui y est associée. Description DES TECHNIQUES UTILISEES LORS DE LA MISE EN PLACE DU SYSTEME AGROFORESTIER En 2011, l'agriculteur a planté 4 hectares d'agroforesterie. Il a conçu les bandes enherbées aussi étroites que possible pour conserver une surface cultivée maximale . Au départ, il avait pour idée d'implanter les alignements arborés en suivant les courbes de niveau pour limiter l'érosion ; puis, il a pensé les orienter est-ouest pour maximiser l'ombre. Au final, les alignements ont été réalisés sur l'axe Nord-Sud,  orientation la plus appropriée pour faciliter l’entretien mécanisé de la parcelle. Pour participer à l’effort de recherche en agroforesterie, il a planté des essences comme le merisier, le noyer noir, le noyer commun, le tilleul à petites feuilles, le châtaignier et l'orme. Il a également planté divers arbustes tels que le charme, l'églantier, le sureau et le sapin de Nordmann. Les sapins ont pour fonction de rendre plus visibles les alignements arborés les premières années qui suivent la plantation, et de repérer les endroits où des noyers ont été semés. L'utilisation d'arbustes rend également la rangée d'arbres attrayante pour le petit gibier comme les lapins, les lièvres et les faisans. Au sein d'une rangée, les arbres et arbustes sont plantés près les uns des autres, tous les 0,5m environ. Cela présente plusieurs avantages. Les arbres sont ainsi gainés et poussent plus vite en hauteur, et de manière plus rectiligne.  A terme, leur objectif est d'obtenir un bel arbre tous les 6 mètres environ, avec un tronc bien droit et sans branches. Dans le cas des noyers et des cerisiers, certains arbres seront taillés de manière à produire des branches adaptées à la production et la récolte de fruits tandis que d’autres seront réservés à la production de bois d'oeuvre de qualité. Les autres arbres et arbustes seront, eux, conduits en taillis et/ou utilisés pour la production de piquets pour les clôtures des pâturages. Cette technique de plantation à densité élevée, mêlant arbres de haut jet et arbustes, procure un effet brise vent efficace dès les premières années après plantation. RISQUES/ENJEUX
  • les subventions limitent la portée du projet. Ainsi, par exemple, l'agriculteur n'a pu obtenir de financement que pour 200 arbres par hectare, alors qu'il prévoyait d'en planter bien plus que cela.
  • les pigeons ramiers et les oiseaux de proie se posent sur la cime des arbres, causant des dégâts.
Avant de se lancer dans l'agroforesterie, il est important de bien s’informer. Soyez bien conscients que la charge de travail supplémentaire est loin d'être négligeable, et que vos voisins pourraient ne pas comprendre ce que vous faites au début. Les oiseaux peuvent endommager les arbres pendant leur croissance : anticipez ce problème. En fait, de manière plus globale, soyez prêt faire face à tous les problèmes possibles et inimaginables. PERSPECTIVES L'agriculteur va continuer à tester différentes essences, afin de déterminer ce qui fonctionne le mieux.
Apprenez des expériences des autres, et expérimentez vous même lorsque c'est nécessaire. Recommandation de l’agriculteur : « Je suis fermement convaincu que c’est en tirant un revenu intéressant de mon système agroforestier que je pourrai faire comprendre à d'autres agriculteurs tous les intérêts de l’agroforesterie. »